Face aux conséquences du dérèglement climatique, il est urgent d’agir. Depuis 2020, la Ville de Montivilliers fait des transitions écologiques un axe prioritaire de son action et met en place de nombreuses mesures pour devenir une cité modèle en développement durable.
Avec environ 120 naissances par an, la Ville de Montivilliers souhaite s’engager pour les générations futures en plantant un arbre pour chaque nouveau-né de parents montivillons. Par cette action, la Ville s’adapte au dérèglement climatique tout en sensibilisant les familles à la préservation de la biodiversité. D’ici à 2026, ce seront près de 3 hectares de forêts – environ 600 arbres – qui seront ainsi implantés dans le prolongement du Bois du Colmoulins.
Face au dérèglement climatique, les arbres sont des alliés de taille. Par leur capacité de stockage du carbone (CO₂), ils sont des poumons verts pour la planète et jouent un rôle important dans la préservation de la biodiversité. Les arbres permettent également une meilleure infiltration de l’eau de pluie dans le sol et limitent ainsi les inondations. Enfin, ils améliorent la qualité de l’air en absorbant les particules de pollution les plus fines.
Toutes ces essences d’arbres se retrouvent déjà dans le Bois du Colmoulins et seront en capacité de s’adapter à l’évolution du climat. Chaque année, la Ville plantera également un arbre remarquable, l’arbre du Climat, qui représentera son engagement dans la lutte contre le dérèglement climatique. En décembre dernier, c’est un Cèdre du Liban qui a été planté.
Vous habitez Montivilliers, votre enfant y est né durant l’année passée, et vous souhaitez parrainer un arbre ? Prenez contact avec nos services à transition.ecologique@ville-montivilliers.fr
La biodiversité désigne l’ensemble des êtres vivants, ainsi que les écosystèmes dans lesquels ils vivent. Par l’étendue de son espace maritime et la diversité de ses habitats, la France abrite l’un des patrimoines naturels les plus riches du monde.
Mais cette richesse est menacée. En cause : l’artificialisation des milieux (constructions, barrages, etc.), la pollution (de l’air, de l’eau, des sols mais aussi issue de la lumière), la surexploitation des ressources (comme la pêche intensive), le changement climatique mais également l’introduction d’espèces exotiques envahissantes.
Face à ce constat, la ville de Montivilliers souhaite poursuivre son engagement pour la préservation de son patrimoine naturel. A ce titre, la Ville, reconnue « Territoire Engagé pour la Nature », se lance au printemps dans la réalisation d’un Atlas de la Biodiversité Communale (ABC). Cet Atlas est mis en œuvre grâce au soutien financier de l’Office Français de la Biodiversité (OFB), dans le cadre du Plan France Relance.
L’Atlas de la Biodiversité Communale est une démarche visant à mieux connaitre, mieux préserver et mieux valoriser le patrimoine naturel de la ville. Cela passe par une cartographie de la biodiversité communale, basée sur la réalisation d’inventaires de la faune et de la flore, et la définition d’un plan d’action.
L’ABC est également une opportunité pour sensibiliser les petits et les grands à la nature qui les entoure.
La Ville a choisi d’orienter son Atlas de la Biodiversité autour de 4 groupes d’espèces : les recensements seront effectués entre mars et décembre 2022. Pour les réaliser, la commune sera accompagnée par des associations locales spécialisées : la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO Normandie), le Conservatoire d’Espaces Naturels Normandie, et l’Observatoire Batracho-Herpétologique Normand (OBHEN).
Quel rôle pour les Montivillonnes et Montivillons dans l’ABC ?
Les habitants de Montivilliers peuvent participer à l’ABC. Avec l’accompagnement de l’association AQUACAUX, basée à Octeville-sur-mer, la Ville proposera tout au long de l’année des sorties natures pour mieux connaitre la biodiversité locale : les rendez-vous BiodiverCité.
Les Montivillons pourront également prendre part aux inventaires naturalistes, via la mise en place de « sciences participatives ». Ils pourront réaliser des observations des espèces présentes dans leur jardin ou dans la ville et les transmettre aux service la Ville, qui les analysera et les intègrera à l’Atlas.
Vous êtes intéressés pour participer à l’Atlas de la Biodiversité ? Vous pouvez vous inscrire pour recevoir les informations et RDV en écrivant à : transition.ecologique@ville-montivilliers.fr
Avis de recherche : la chlore perfoliée
Dotée d’une tige de 20 à 40 cm et de feuilles ovales-triangulaires, terminées par une petite pointe au sommet, la chlore perfoliée est une fleur que l’on retrouve de juin à septembre, dans des pelouses plutôt sèches et sur des sols pauvres en nutriments. Partez à sa recherche sur Montivilliers, et signalez sa présence à transition.ecologique@ville-montivilliers.fr
Ces infos seront intégrées à l’atlas de la biodiversité communale !
En 2019, la Ville de Montivilliers a été reconnue Territoire Engagé pour la Nature (TEN). L’initiative « Territoires engagés pour la nature », portée par l’Office Français pour la Biodiversité (OFB), vise à faire émerger, reconnaître et valoriser des plans d’actions en faveur de la biodiversité portés par des collectivités locales.
Les services de la ville prennent en considération la biodiversité dans leur action quotidienne depuis plusieurs années. Cela s’est notamment traduit par la mise en œuvre du « Zéro Phyto » (la gestion des espaces sans produits phytosanitaires) et la gestion différenciée des espaces (un entretien des espaces verts variable selon leur usage). Ces actions permettent par exemple aux insectes et petits mammifères de bénéficier d’habitats favorables à leur préservation.
Avec la reconnaissance « Territoire Engagé pour la Nature », la Ville s’est engagée à aller plus loin, en menant des actions de favorisation de la biodiversité sur son territoire.
Ainsi, en 2020 et 2021, plusieurs actions ont permis le retour de la nature en ville. Les Montivillons ont pu apprécier la création de 2 vergers (au parc Brassens et aux services techniques), ou encore l’opération de plantation d’un arbre pour chaque naissance, qui permettra le prolongement du bois du Colmoulins avec 600 nouveaux arbres en 5 ans.
La ville s’est également engagée à intégrer les enjeux de biodiversité dans les documents d’urbanisme.
Vous les avez peut-être croisées en jardinerie, mais pourtant, elles sont une menace pour la biodiversité locale.
En effet, les espèces exotiques envahissantes ont la particularité d’avoir été importées par l’homme, et de se déployer très vite en affaiblissant la flore ou la faune locales. Elles contribuent à près de la moitié des extinctions d’espèces à l’échelle mondiale. Par exemple, le frelon asiatique est une espèce exotique envahissante qui chasse et attaque les insectes pollinisateurs comme les abeilles.
Dans la région, la renouée du japon, le buddléia (arbre à papillons), l’herbe de la Pampa ou encore l’ailante sont les plantes exotiques envahissantes très fréquemment rencontrées. Il est important de ne pas en planter dans vos jardins, et de limiter leur expansion.
Vous avez identifié une espèce exotique envahissante dans votre jardin et souhaitez être accompagné pour sa gestion ? Contactez le service Espaces Verts de la ville accueilst@ville-montivilliers.fr
La précarité énergétique touche aujourd’hui en France environ 12 millions de ménages. En d’autres termes, leur foyer n’est pas alimenté de façon suffisante pour répondre à leurs besoins énergétiques quotidiens. Mais la précarité, c’est aussi le fait de consacrer plus de 10 % de ses revenus pour se chauffer, s’éclairer ou encore cuisiner.
Pour lutter contre cet état de fait, la Communauté urbaine en partenariat avec GRDF et la Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE) se sont associés pour créer CIVIGAZ, un programme ambitieux de lutte contre la précarité énergétique et un programme de sensibilisation à la sécurité gaz dans les logements. La Ville s’est associée au projet en 2022.
En France, la consommation d’énergie dans les bâtiments résidentiels et le tertiaire représente près de la moitié de la consommation énergétique globale et 25 % des émissions de gaz à effet de serre produits. L’impact est majeur sur l’aggravation du changement climatique, mais également sur l’aggravation de la précarité énergétique et des inégalités.
Plusieurs leviers peuvent être actionnés, aussi bien par les collectivités que par les citoyens, pour réduire l’impact de cette consommation, et la facture qui va avec : rénover les bâtiments, agir sur nos modes de consommation, mais également favoriser les énergies renouvelables.
En 2021, la Ville de Montivilliers a fait réaliser 9 audits énergétiques sur des bâtiments communaux : hôtel de ville, salle Matisse, ancien lycée, maison de quartier de la Coudraie, hôtel et pépinière d’entreprise, maison Buglise, gymnase Gand.
L’objectif ? Ces audits permettent, à partir d’une analyse détaillée des données des bâtiments, de dresser une proposition chiffrée et argumentée de programmes d’économies d’énergie cohérents avec les objectifs de la politique nationale de Transition énergétique et d’amener la Ville de Montivilliers à décider des investissements appropriés sur plusieurs années.
4 nouveaux bâtiments (école V. Hugo, école J. Ferry, maison de quartier des Lombards et cité administrative (ex-centre des Finances Publiques)) seront diagnostiqués en 2022, pour compléter la stratégie d’investissement.
En complément, la Ville lance également une étude d’opportunité sur la mise en œuvre d’une chaufferie biomasse qui permettrait d’alimenter plusieurs bâtiments communaux et autres structures.
En 2022/2023, des études et travaux seront déjà engagés sur la maison de quartier de la Coudraie et pour l’installation de panneaux photovoltaïques sur l’hôtel de ville et le gymnase Gand.